Les référentiels du Pilates Reformer : le guide ultime pour ne plus froncer les sourcils en cours
Les référentiels du Pilates Reformer : le guide ultime pour ne plus froncer les sourcils en cours
Ah, les cours de Pilates Reformer… Ce moment où vous êtes concentrée à 100% (ou presque), tentant de suivre les consignes du coach avec grâce, tandis que votre cerveau est en mode "Attends… bassin neutre, respiration latérale… mais je dois aussi pousser avec mes jambes ?!". wtf..
Ne vous inquiétez pas, on est là pour ça.
Parce que oui, le Pilates repose sur des référentiels précis, des principes qui guident chaque mouvement et qui, quand on les maîtrise, font toute la différence entre se renforcer intelligemment et faire des trucs chelous sur le Reformer.
Alors, respirez (latéralement bien sûr) et laissez-nous tout vous expliquer.
1. Le placement du bassin en Pilates Reformer : neutre ou imprimé ?
Si vous deviez retenir UNE chose en Pilates Reformer, ce serait ça : le placement du bassin est la clé.
Mal positionné, tout le corps compense et bonjour les tensions inutiles.
Bien aligné, vous bougez plus efficacement, vous protégez votre dos et surtout, vous tirez un maximum de bénéfices de vos séances.
Mais alors, bassin neutre ou bassin imprimé ? Quelle est la différence, et surtout, comment bien le ressentir ?
Le bassin neutre : votre position naturelle (ou presque)
C’est votre position de référence, celle où votre colonne garde ses courbures naturelles. Imaginez un léger creux sous vos lombaires lorsque vous êtes allongé sur le Reformer : ni trop marqué, ni totalement écrasé.
Comment savoir si vous êtes bien placé ?
- Allongez-vous sur le Reformer, jambes pliées, pieds à plat.
- Posez vos mains sur vos hanches et balancez doucement votre bassin d’avant en arrière (façon rocking-chair, mais tout en douceur).
- Trouvez le point d’équilibre entre ces deux extrêmes : c’est votre bassin neutre.
Erreurs fréquentes :
- Plaquer à tout prix le bas du dos contre la machine en contractant les abdos comme si votre vie en dépendait.
- Laisser un creux XXL sous les lombaires en relâchant totalement la sangle abdominale.
Quand utiliser le bassin neutre ?
Dès que vous avez les pieds en appui (debout, assis, ou allongé avec les pieds sur la barre du Reformer). C’est la position la plus naturelle et stable.
Le bassin imprimé : pour protéger le bas du dos
Ici, on réduit l’espace sous les lombaires en engageant les abdominaux profonds. Le but n’est pas de forcer, mais d’imprimer délicatement le bas du dos sur la machine pour stabiliser le bassin.
Comment le ressentir ?
- Allongé sur le dos, jambes pliées, imaginez que vous rapprochez doucement vos côtes basses de votre bassin.
- Sentez comment vos abdos s’activent et comment vos lombaires viennent légèrement toucher la machine.
- Maintenez cette position sans bloquer votre respiration.
Erreurs fréquentes :
- Vouloir trop écraser le bas du dos au point de contracter fesses et cuisses.
- Couper sa respiration et finir en mode apnée.
Quand utiliser le bassin imprimé ?
Dès que vos jambes sont en l’air, en position tabletop ou tendues. Ça évite de creuser les lombaires et de compenser avec le dos au lieu des abdos.
Tips pour ressentir et bien placer votre bassin
L’astuce du bol d’eau (pour ceux qui aiment les images poétiques)
Imaginez que votre bassin est un bol d’eau posé sur votre ventre.
- Si l’eau coule vers vos côtes = bassin trop basculé vers l’arrière (imprimé exagéré).
- Si l’eau coule vers votre pubis = bassin trop en avant (cambrure excessive).
- Si l’eau reste bien au centre = bassin neutre parfait !
Le test des mains (pour les plus terre à terre)
- Placez vos mains sous vos lombaires : vous devez sentir un léger espace en bassin neutre.
- Essayez de le combler doucement avec votre dos sans forcer : vous êtes en bassin imprimé.
2. La cage thoracique : on l'ouvre, mais on la garde sous contrôle
En Pilates Reformer, on veut un centre solide et une respiration fluide.
Mais si vos côtes se soulèvent à chaque inspiration comme si vous gonfliez un ballon, c’est que votre tronc manque de contrôle. Résultat : votre dos compense et vos abdos… restent en mode vacances.
Pourquoi est-ce si important ?
Une cage thoracique bien placée, c’est :
Un meilleur engagement du centre : on active les abdos profonds au lieu de sursolliciter le dos.
Moins de tensions inutiles : finies les douleurs aux lombaires et aux cervicales causées par un haut du corps qui part dans tous les sens.
Une respiration efficace : on oxygène mieux les muscles sans perdre le contrôle de son placement.
Comment bien positionner sa cage thoracique ?
L’astuce du corset invisible (pour vous la team rêveurs)
Imaginez que vous portez un corset (confortable, promis).
- À l’inspiration : au lieu de lever la poitrine vers le plafond, élargissez vos côtes sur les côtés, comme un accordéon.
- À l’expiration : refermez-les doucement, sans écraser votre colonne ni rentrer le ventre à outrance.
Le test des mains (pour les plus cornéliens)
Posez vos mains sur vos côtes flottantes et inspirez profondément.
- Si vos mains partent vers l’avant, c’est que vos côtes s’ouvrent trop.
- Si elles s’écartent sur les côtés, vous êtes sur la bonne voie.
Comment appliquer ce placement en cours ?
En position allongée : gardez vos côtes connectées au tapis sans les plaquer.
Lors des exercices bras tendus (type Hundred ou Jumpboard) : évitez d’ouvrir la poitrine comme si vous faisiez un backbend en yoga.
Sur les exercices abdominaux : expirez pour refermer la cage et engager vos muscles profonds au lieu de compenser avec le haut du corps.
3. Les épaules : loin des oreilles, merci
Ah, les épaules… Ces grandes incomprises du Pilates Reformer.
Si on avait 1€ à chaque fois qu’un coach dit "Baisse tes épaules !", on pourrait probablement s’offrir un studio au Cap Ferret...
Mais pourquoi tant d’acharnement sur ces pauvres épaules ? Parce que dès qu’un exercice devient un peu intense, elles remontent illico presto, comme si elles voulaient se coller à vos lobes d’oreille par instinct de survie.
Sauf que non, ça ne vous aide pas.
Pourquoi bien placer ses épaules en Pilates ?
Moins de tensions dans la nuque et le haut du dos (bye-bye les trapèzes bétonnés).
Un meilleur engagement des bras et du dos sans compensation inutile.
Une posture plus ouverte et élégante, au lieu d’un enroulement façon tortue fatiguée.
Comment bien positionner ses épaules ?
L’astuce du cintre (pour les cerveaux droit)
Visualisez un cintre posé sur vos clavicules. Si vous laissez vos épaules remonter, il tombe. Si vous forcez trop vers le bas, il se casse. L’objectif ? Un placement naturel, actif, mais sans tension.
Le test des omoplates (pour les cerveaux gauche)
Posez vos mains sur vos trapèzes et inspirez profondément.
Si vos épaules montent en même temps que l’air rentre → Mauvaise habitude détectée !
Si elles restent stables et que vous sentez votre respiration dans les côtes → Jackpot, vous avez compris le truc.
Comment appliquer ça en cours ?
Pendant les exercices bras tendus (ex : Hundred, Rowing, Side Arm Work) → Évitez d’enrouler les épaules vers l’avant, ouvrez la poitrine et imaginez que vos bras s’étirent loin de vous.
Sur le Jumpboard → Stabilisez vos épaules avant chaque saut, elles ne doivent pas rebondir avec vous.
Lors des exercices abdos (ex : Crunch, Teaser) → Gardez les épaules basses pour éviter de contracter la nuque inutilement.
4. La respiration latérale : votre superpouvoir Pilates
Inspirez par le nez, expirez par la bouche. Facile, non ? Eh bien… pas toujours.
Pas de panique, on va tout démystifier ensemble !
En Pilates, la respiration n’est pas juste un détail : elle soutient le mouvement, stabilise votre centre et aide à relâcher les tensions inutiles. Bref, c’est le carburant de votre pratique !
La respiration latérale : quésaco ?
Ici, on parle de respiration latérale thoracique : on inspire en élargissant les côtes sur les côtés, pas en soulevant la poitrine façon super-héros. Et à l’expiration, on engage les abdos en douceur pour stabiliser le tronc.
Comment la ressentir ?
Inspiration : mode Dark Vador activé
Prenez une inspiration par le nez, profonde, qui vient du fond de la gorge. Pas juste "sentir" l’air entrer, mais l’entendre un peu, façon Dark Vador. Vos côtes doivent s’ouvrir sur les côtés, comme un parapluie qui se déploie, sans que votre poitrine ne monte façon super-héros.
Expiration : la vitre embuée
Expirez par la bouche, en soufflant de l’air chaud, comme si vous vouliez faire de la buée sur une vitre (AHHH). En même temps, refermez ce fameux parapluie, en sentant vos abdos se contracter doucement pour stabiliser le tout.
Petit hack pour bien sentir le mouvement
Posez vos mains sur vos côtes et sentez-les s’écarter latéralement à l’inspiration.
Placez une main sur votre ventre : il ne doit pas gonfler comme un ballon de baudruche.
5. L’alignement global : la clé du game
En Pilates, on ne cherche pas juste à muscler pour muscler. L’objectif ultime ? Un corps équilibré, centré, et prêt à affronter la vie (et vos séances de Reformer) sans douleurs.
Comment vérifier votre alignement ?
Imaginez une ficelle invisible qui part du sommet de votre tête et vous tire légèrement vers le haut. Votre colonne s’allonge, votre bassin se place naturellement, et vos épaules trouvent leur place (loin des oreilles, merci).
Ici on parle, d'AUTO-GRANDISSEMENT, on cherche à gagner quelques mm sur sa taille.
Petit test express :
Debout ou allongé, placez vos mains sur vos hanches. Elles sont alignées ou une part en freestyle ?
Regardez vos genoux. S’ils se tournent vers l’intérieur ou l’extérieur, il y a un petit rééquilibrage à faire.
Votre tête est-elle en prolongement de la colonne ? Ou est-ce qu’elle joue les exploratrices en avant ?
Pourquoi c’est essentiel ?
Moins de douleurs (adieu les tensions lombaires, les cervicales crispées et les genoux qui grincent).
Des mouvements plus fluides et plus puissants (parce qu’un corps bien aligné, c’est un corps qui travaille efficacement).
Une meilleure posture au quotidien, que vous soyez en train de courir, de porter vos courses ou de binge-watcher votre série préférée.
Un corps bien aligné, c’est un corps qui fonctionne comme il faut.
Et c’est exactement ce qu’on vise en Pilates Reformer. Alors la prochaine fois qu’un coach vous parle d’alignement, ne levez pas les yeux au ciel… Alignez-les avec le reste du corps.
En résumé : votre corps vous remerciera
Le Pilates Reformer, c’est avant tout un jeu de précision et de conscience corporelle. Plus vous intégrez ces référentiels, plus vos séances deviennent fluides, efficaces… et agréables !
Alors, la prochaine fois que votre coach vous rappelle de stabiliser votre bassin ou de respirer correctement, vous saurez que ce n’est pas juste pour vous embêter.
C’est pour que votre corps travaille mieux, et surtout, pour que vous puissiez continuer à bouger librement, sans douleur.
Allez, on se retrouve sur le Reformer ! Et cette fois, avec les épaules loin des oreilles, deal ?
